03.10.2010
Conseil en logistique : Définition
Le conseil en logistique est une activité de service qui vise soit à délivrer aux entreprises des conseils spécialisés dans les stratégies et les tactiques en logistique, soit d'y réaliser un travail très spécialisé. Par extension, un conseil en logistique est aussi une personne physique, le consultant en logistique, ou une personne morale, la société de conseil en logistique, qui délivre ce type de services.Conseil en logistique
Le conseil en logistique s'intéresse aux flux matières (ou marchandises) et à leur environnement. La notion d'environnement est toujours une notion relative. Pour le conseil en logistique, le flux matériel de marchandises est l'objet principal de l'activité (le centre), alors que le flux immatériel d'informations qui lui est associé (flux financiers inclus) en est l'accessoire. Le conseil en informatique verra probablement les mêmes choses .... de l'autre côté du miroir. Les flux matières sont souvent subdivisés arbitrairement comme : "amonts" (de la production à l'entrepôt) ; "avals" (de l'entrepôt à la consommation) ; "retours" (de la consommation à la production). L'environnement est constitué, pour le conseil en logistique, des ressources (ressources humaines, sources d'énergie et carburants, ....), des biens nécessaires à la réalisation de la prestation logistique (entrepôts, outillages, machines ...) et des services (emballage, fournitures, transport, systèmes d'informations, contrôle de gestion). Les activités des consultants en logistiques sont décrites dans la fiche A.P.E.C. 1 et se spécialisent comme décrit dans l'article Logistique. L'activité de conseil en logistique est répartie entre des grands acteurs (effectifs, notoriété), des acteurs de taille moyenne et des cabinets de conseil unipersonnels. Comme dans de nombreux métiers, les grands acteurs apportent des moyens en quantité alors que les acteurs de taille modeste jouent sur la réactivité. Les grandes entreprises de conseil en logistique réalisent les projets dont la gestion nécessite de nombreux consultants. S'il y a lieu, elles sous-traitent une partie du projet à de plus petites entreprises. Spécialistes ou généralistes, les grandes entreprises sont en compétition entre elles et avec les d'entreprises de taille modeste. Ces acteurs disposent d'équipe de taille réduite et interviennent de manière personnalisée en s'intégrant au sein des équipes de leurs clients. Par cette situation, ils sont l'occasion de créer de nouveaux postes de travail. La difficulté, cependant reste pour eux comme pour leurs clients de conserver à leur relation son caractère commercial (régie par le Code du commerce) et de ne pas glisser vers une relation de type subordination (régie par le Code du travail) Pour réaliser à plusieurs les grands projets, ces plus petites entreprises se regroupent souvent autour de marques commerciales. Elles mutualisent alors leurs réseaux d'informations, leurs ressources, leurs expertises et leurs outils de travail. Tous réalisent des missions, c’est-à-dire des interventions et des études à durée et à surface limitées dont les objectifs sont contractualisés Tous font face à la même problématique commerciale, qui consiste à identifier des projets pour proposer leurs services à leurs prospects. La connaissance des projets (donc l'appréhension des marchés) est prise par les moyens suivants : La profession dans son ensemble anticipe probablement sur des évolutions lourdes de l'organisation du travail, favorisées dans le cadre du conseil en logistique, par la dissémination des lieux de production, de stockage et de distribution des entreprises clientes : précarité, nomadisme, travail à domicile ou chez le client, appartenance à des réseaux préfigurent probablement une nouvelle organisation du travail dans les pays industrialisés et en cours d'industrialisation. Selon Jean-Luc Placet, président de Syntec 2" Le trio de tête : Allemagne, Royaume-Uni et France Premier constat : le marché européen du conseil en management a gagné 14 % en 2005, à 61,6 milliards d'euros. On est bien loin des 3 % de croissance annuelle en 2003 et 2004 qui marquaient déjà une légère reprise après une période difficile. En 2005, le secteur comptait plus de 53.000 cabinets de conseil, tous types de spécialités confondus, soit 565.000 consultants en Europe, alors que la moyenne s'élevait à 300.000 les trois années précédentes. Evolution du chiffre d'affaires de 2002 à 2005 (Source : FEACO 2006) 3 Dans ce paysage, l'Allemagne et le Royaume-Uni occupent respectivement 39 et 27 % du marché en termes de chiffre d'affaires. "Si l'Allemagne et la Grande-Bretagne sont les leaders européens du conseil, c'est parce que leur croissance s'affiche à deux chiffres et qu'elles ont un réservoir important de grosses PME exportatrices." La France, quant à elle, est le troisième marché européen du conseil, avec presque 10 % de part de marché et une croissance de 9 % en 2005. "Celle des deux prochaines années devrait rester à un niveau de 9 ou 10 %", ajoute Jean-Luc Placet. Les États-Unis considèrent l'Europe comme un marché d'avenir. Ainsi, en 2005, le marché du conseil en management présente une croissance de plus de 26 % au Royaume-Uni, 23 % au Danemark, 20 % en Roumanie, etc. Malgré sa quatrième position sur le marché européen, l'Espagne affiche une croissance de 11 % en 2005, finalement plus que la France. Le marché français du conseil en management emploie quand même 27.000 personnes et a embauché 2.700 personnes en 2006, surtout des jeunes diplômés." Les conseils en logistique sont engagés en profondeurs dans les entreprises et ils en tirent le privilège de disposer d'une vision stratégique, globale et neutre des évolutions sociétales. C'est pourquoi, la profession s'implique dans les marchés émergents générés par les problématiques socio-économiques et environnementales comme : Dans ce cadre, les conseils en logistique s'impliquent dans la réflexion prédictive, en relation avec des organisations gouvernementales, comme PREDIT 4. Le nombre de petites entreprises de conseil en logistique s'accroît rapidement depuis quelques années, pour différentes raisons liées au marché porteur ou à la situation économique des pays où elles se créent. Cette multiplication des petites entreprises de conseil en logistique s'explique par : Les industriels se posent partout la question de savoir où produire mieux et moins cher, puis comment mettre à disposition des marchés consommateurs, les marchandises qu'ils ont fabriquées ailleurs. Les grands mouvements de recherche de profits et d'augmentation des parts de marché, par la réduction des coûts et par l'amélioration de la qualité ou la création de nouveaux produits et de services acroissent la demande en spécialistes de la logistique, capable d'intervenir sur des projets de toutes dimensions 5. Dans ce contexte, l'appel aux entreprises de conseils en logistiques est forte, car ils leur apportent ce qu'elles cherchent : Dans ce cadre, l'avenir des cabinets de consultants en logistique est probablement assuré partout et va probablement encore se développer. Cependant, le risque majeur est l'afflux très important de conseils en logistique dans certains pays industrialisés, qui pourrait conduire, selon la loi du marché, à une offre dépassant la demande, puis à une dévalorisation du métier et à l'appauvrissement des Conseils en logistique. En réaction, Ce type de situations conduit généralement à la désaffection pour le métier, puis à la réduction de l'offre. Elle pourrait alors être contrôlée par quelques grands cabinets en position dominante. Le conseil en logistique est assuré par des sociétés de conseils généralistes ou spécialisées, de taille diversifiée, couvrant des domaines allant de la stratégie à la mise en œuvre. Des opérateurs en logistique peuvent également des prestations de conseil. Ce sont des entreprises de conseil en logistique, dont la mission est de prester des "intermédiations commerciales", c’est-à-dire de répondre à la recherche d'une entreprise de fournisseurs, sous-traitants, transporteurs ... par une proposition de fournisseurs potentiels. Le rôle du conseil en logistique est, dans ce cadre, d'apporter la meilleure réponse opérationnelle à l'entreprise demandeuse. Cette mission est particulièrement délicate, car ces entreprises d'apports d'affaire se rémunèrent en prélevant, sous une forme, ou sous une autre, une commission, facturée quelquefois au client, le plus souvent au fournisseur de matériels ou de services. La déontologie et l'impartialité de l'entreprise "apporteur d'affaires" est par conséquent un facteur discriminant pour le client. Il s'agit d'opérateurs issus des métiers du transport, du commerce (grossistes), ou de la distribution de courrier (les postes), tous de taille internationale.Tous sont aussi lancés dans une stratégie de croissance interne, en s'implantant sur les marchés "neufs" (pays de l'Est) ou externe, en achetant leurs confrères. Pour certains d'entre eux, l'activité logistique est devenue le moyen de l'activité financière ; ainsi, certains d'eux ont été ou sont contrôlés par des fonds de pension. Ils sont principalement issus du monde du transport La spécialisation de la fonction logistique se traduit en même temps par la croissance de la part de la sous-traitance (externalisation). De cette manière, les entreprises industrielles ou commerciales concentrent leurs efforts sur leur cœur de métier (core business). Ceci signifie aussi que le prix à payer est le partage de nombreuses informations entre le donneur d'ordre et le prestataire logistique. Paradoxalement, alors que la fonction logistique diverge, la contrepartie est une plus grande intégration des systèmes de communications et d'informations. Le client accède ainsi à une logistique "virtuelle", la sienne ! La montée en puissance des logisticiens illustre bien le développement de la logistique et sa professionnalisation (le taux moyen d’externalisation des taches logistiques est en augmentation). Néanmoins, si ces spécialistes de la logistique prennent en charge de plus en plus d’opérations de gestion de la supply chain, ils pratiquent eux-mêmes énormément lasous-traitance. Cette sous-traitance met en œuvre notamment des transporteurs routiers : comme le transport routier de marchandises est généralement fragmenté sur de nombreuses petites et moyens entreprises PME ou très petites entreprises TPE, implantées sur un territoire limité, la fonction logistique est donc aussi l'affaire de nombreux prestataires locaux. La logistique est un élément clé du développement économique. Selon l'association française pour la logistique (ASLOG) 11, la part du chiffre d'affaires consacrée à la logistique, en 2001/2002 était de 7,7 %, de 8,8 % en 2003/2004, enfin de 9,9 % en 2005/2006. Toujours selon la même association : "A cela 3 raisons majeures : Pour conserver leur indépendance, en devenant trop chères pour être achetées, les entreprises visent la croissance interne, et par conséquent des parts de marché de plus en plus larges, plutôt que de se restreindre à un marché local. Cette croissance est favorisée par une relative homogénéité des habitudes de consommation dans les pays développés, par l'absence ou l'effacement des frontières au niveau du continent (américain du Nord, européen), par les directives de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui prônerait par l'accord général sur le commerce des services (AGCS), entre autres, l'ouverture très générale au marché et à la concurrence pour la plupart des marchandises, des biens et des services, les états ne conservant qu'une liberté et un pouvoir d'organisation et de contrôle très limités. Sur ce point, l'O.M.C. communique : (NOUVELLES: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 2002 12 - PRESS/299 - 28 juin 2002) : "Le directeur général de l'OMC et le président des négociations sur les services menées à l'OMC nient que, comme certains le prétendent, les services publics soient menacés : M. Mike Moore, Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, et M. l'Ambassadeur Alejandro Jara (Chili), Président de la session extraordinaire du Conseil du commerce des services de l'OMC, ont souligné aujourd'hui que les négociations menées à l'OMC en vue de libéraliser le commerce des services ne menaçaient pas les services publics et que ces secteurs de l'économie de services étaient en fait exclus des négociations. S'exprimant avant une série importante de réunions sur les services qui doivent avoir lieu le mois prochain, ces deux représentants de l'OMC ont souligné qu'encourager la concurrence par le biais de la libéralisation pouvait procurer d'énormes avantages économiques, en particulier dans les pays en développement. Mais ils ont indiqué clairement que chaque gouvernement avait le droit d'exclure des négociations les services publics - y compris les services de santé, d'éducation et de distribution d'eau - et qu'il leur appartenait de décider des secteurs de services qu'ils souhaitaient libéraliser et de ceux qu'ils ne souhaitaient pas libéraliser." Dans la mesure où l'activité le permet, certaines entreprises concentrent la totalité de leurs activités sur un seul site de production et dans une moindre mesure, sur un seul site logistique européen, pour approvisionner tout le continent. Ce phénomène a été favorisé par la réduction du coût des transports. Pour des raisons économiques (renchérissement du coût des carburants, pression fiscale sur certains modes de transport polluants, renchérissement du coût de la main-d’œuvre des pays de l'Est et des pays asiatiques), cette tendance commence, en 2007, à s'inverser. La demande des consommateurs et des gouvernements pour des transports plus respectueux de l'environnement et une réorientation de nombreuses subventions de la route vers le rail, ferroutage et canal semble être une tendance lourde. La performance environnementale, en matière de moindre émission de carbone notamment devient un atout pour les entreprises de logistique13 Les prestataires logistiques et les entreprises clientes peuvent aussi être arbitrairement classés en fonction du taux d'externalisation ou de prise en charge de la fonction logistique par un tiers :Activités principales [modifier]
Organisation de la profession [modifier]
Les grands acteurs [modifier]
Les acteurs de taille modeste [modifier]
Points communs et spécificités [modifier]
Le marché en Europe et dans le monde [modifier]
Marchés émergents [modifier]
Prospective : marché et avenir des entreprises de Conseil en logistique [modifier]
La demande des entreprises [modifier]
L'offre aux entreprises [modifier]
Les acteurs français [modifier]
Les entreprises [modifier]
Les apporteurs d'affaires [modifier]
Les associations à but non lucratif [modifier]
Les organismes publics [modifier]
Les écoles publiques ou privées [modifier]
Les acteurs [modifier]
Les grands acteurs [modifier]
Les acteurs de taille modeste [modifier]
Spécialisation des entreprises sur leur cœur de métier [modifier]
Le recours à la sous-traitance [modifier]
Ouverture des marchés [modifier]
Mise en place du marché unique [modifier]
Influence du coût des carburants, de la main-d’œuvre et de la pression environnementale [modifier]
Classification des entreprises [modifier]
Annexes [modifier]
Notes et références [modifier]
Liens internes [modifier]
Liens externes [modifier]
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