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27/10/2010

Pénurie : la galère continue pour les entreprises de logistique

Pénurie : la galère continue pour les entreprises de logistique

Le 26 octobre 2010 par Barbara Leblanc
 
© Cedric Pasquini / REA

  Alors que les premiers signes d’essoufflement de mobilisation apparaissent dans le mouvement de contestation de la réforme des retraites, la situation reste difficile pour les acteurs de la logistique et du transport, qui doivent gérer la désorganisation et les coûts induits par la pénurie.

Les raffineries ont commencé à redémarrer le 26 octobre. Premier signe de ralentissement dans le mouvement de blocage depuis deux semaines. Pour autant,  le retour à un niveau normal d’activité économique dans le pays devrait prendre du temps. 

Dans le secteur du transport et de la logistique par exemple, les difficultés sont encore bel et bien là. « Certains groupes ont encore une bonne partie de leur parc de camions immobilisé, dans les régionsBretagneCentre ou Ile-de-France », explique Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la fédération nationale du transport routier (FNTR). Par exemple, la société de transport de Gilles Collyer située près de Rennes est dans une situation délicate : « nous sommes livrés au compte-goutte et nous vivons au jour le jour », explique-t-il, remarquant tout de même une amélioration sur la journée du 26 octobre. Pascal Barré, à la tête de Transport Barré à Meaux, s’indigne à devoir « passer plus de temps à chercher du carburant qu’à trouver des contrats nouveaux ». Le tout avec une crainte sur le chiffre d’affaires du mois d’octobre. « Nous ne sommes pas à l’arrêt total, car nous mettons tout en œuvre pour avoir du carburant, mais on dépense deux fois plus de sueur que d’habitude, en étant sûr que le résultat à la fin du mois sera négatif », précise-t-il. 

MULTIPLICATION DE SURCOÛTS

Car le surcoût du mouvement reste la préoccupation première des entreprises du secteur. Une facture qui se décline sous trois formes : une perte du chiffre d’affaires du fait d’annulation de livraison faute de carburant, la perturbation du fonctionnement de l’entreprise, le patron étant plus à chercher du carburant qu’à faire de nouvelles affaires et la hausse des coûts. 

Pour Michel Mattar, secrétaire général de la fédération des entreprises de transport et de logistique (TLF) dans la région Méditerranée, les coûts masqués...

 

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